Starmer « annoncera une réduction de son engagement vert de 28 milliards de livres sterling par an »

Les travaillistes abandonneraient leur politique consistant à dépenser 28 milliards de livres sterling par an pour des projets environnementaux, ce qui constituerait un revirement majeur après des mois d’incertitude quant à cet engagement.

Une annonce sur le plan phare de prospérité verte du parti devrait être faite jeudi.

Sir Keir Starmer devrait confirmer que cet engagement est réduit en raison de l’évolution du paysage économique depuis sa première révélation en 2021, selon plusieurs rapports.

L’année dernière, le parti travailliste a ajusté son plan initial en affirmant que l’objectif de dépenses de 28 milliards de livres sterling par an serait probablement atteint au cours de la seconde moitié d’une première législature, plutôt qu’immédiatement, si le parti remporte les prochaines élections.

Le parti a depuis insisté sur le fait que cet engagement était soumis à ses règles budgétaires, qui incluent une réduction de la dette en pourcentage du PIB, dans le but de rassurer les électeurs sur le fait qu’il serait responsable de l’économie au sein du gouvernement.

La confusion sur l’avenir de cette politique s’est accrue ces dernières semaines, certains hauts responsables ayant refusé de faire référence au chiffre de 28 milliards de livres sterling par an, tandis que le chef du parti, Sir Keir, a continué de le faire pas plus tard que cette semaine.

La chancelière fantôme Rachel Reeves a refusé à plusieurs reprises de réaffirmer son engagement en matière de dépenses, soulignant plutôt la nécessité d’une « discipline de fer » avec les finances publiques.

Mais mardi, Sir Keir a déclaré que cet argent était « désespérément nécessaire » pour la mission clé du parti : parvenir à une énergie propre d’ici 2030.

Les conservateurs ont également utilisé ce chiffre comme ligne d’attaque clé à l’approche des élections de cette année, affirmant que les travaillistes devraient en fin de compte augmenter les impôts pour faire face à la « frénésie de dépenses non financées ».

Les travaillistes ont souligné les récentes perturbations économiques sous les conservateurs, y compris les turbulences provoquées par le mini-budget de Liz Truss en 2022, lorsqu’elle a été accusée d’édulcorer son engagement environnemental phare.

Il a été annoncé pour la première fois en septembre 2021 par Mme Reeves, qui s’était alors engagée à dépenser 28 milliards de livres sterling supplémentaires chaque année pour aider la Grande-Bretagne à lutter contre le changement climatique si le parti accède au pouvoir.

Ce revirement interviendrait après que les conservateurs aient affirmé qu’une évaluation officielle des coûts du Trésor suggérait qu’une partie du plan – visant à améliorer l’isolation de 19 millions de logements – coûterait plus du double de l’estimation du parti, soit 6 milliards de livres sterling.