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Les
vieilles anglaises et le sans plomb |
Les voitures anciennes ont été conçues pour le "super" au plomb, qui est maintenant introuvable, quand il n'est pas interdit. On peut les faire convertir au "sans plomb", mais l'opération est rarement justifiée. L'expérience démontre que si l'on roule peu, sans pousser les régimes, on peut sans grand risque utiliser du carburant ordinaire dans une voiture ancienne pendant pendant un bon moment : les dépôts consécutifs à des années de fonctionnement au "super" protègent les sièges pour "un certain temps". Sur des moteurs paisibles, à faible taux de compression, à condition de limiter ses ardeurs (jamais plus de 2500 tours/mn en continu), quelqu'un qui roule très peu peut envisager de laisser les choses en l'état. Et si l'on craint vraiment la récession des sièges de soupapes, il y a la ressource de l'additif. Il est contraignant de devoir ajouter une dose à chaque plein. Comme les Britanniques sont plus que d'autres amateurs de voitures anciennes, c'est une entreprise écossaise qui a trouvé la parade : un distributeur mécanique monté dans le compartiment moteur ou dans le coffre, qui diffuse l'additif en permanence, dans une proportion que l'on peut définir en fonction de l'additif employé. Le réservoir du distributeur contient suffisamment de produit pour plusieurs pleins, de quoi faire un long voyage sans s'encombrer d'un bidon et d'un entonnoir. ELN Lead Replacement Additive Dosing Valve Et puis il y a les voitures dont le moteur est en aluminium et qui ont d'origine des sièges de soupapes rapportés, en acier dur (l'aluminium, trop tendre, n'aurait pas résisté, même avec un carburant au plomb). Elles sont donc parfaitement adaptées au sans plomb. Et dans cette catégorie, on trouve toutes les Jaguar équipées du moteur de la série K (à partir de la XK120 de 1949) et toutes les Rolls-Royce et Bentley depuis 1949. Une raison de plus de touler en Jaguar (ou en Rolls) ancienne !
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